Rachat de crédit pour les personnes fichées

Le FICP (Fichier national des Incidents de Remboursement des crédits) recense les particuliers ayant eu des incidents de paiement (prélèvements impayés pour la majorité) et n'ayant pas régularisé leur situation.

Si vous êtes fichés au FICP c'est donc que vous avez un retard de paiement dans une banque ou un établissement de crédit. Ce fichage vous interdit donc de reprendre un crédit à la consommation, car à chaque demande de crédit, l'établissement doit vérifier que vous n'êtes pas fiché.

Le rachat de crédit FICP est une solution UNIQUEMENT RESERVEE aux particuliers PROPRIETAIRES d'un bien immobilier. En effet dans ce seul cas, malgré le fichage, vous pouvez faire un crédit hypothécaire.

Le rachat de crédit FICP consiste à faire un prêt dont l’objet permettra de rembourser vos dettes, vos crédits en cours, d’y inclure le cas échéant la trésorerie dont vous avez besoin, tout en garantissant ce prêt par une prise d'hypothèque sur votre bien immobilier. Le surendettement doit faire place à une mensualité équilibrée.

La fausse bonne idée

La « solution » qui consiste à déposer un dossier auprès de la Commission Départementale de Surendettement de votre département n’est pas une bonne idée lorsqu’on est propriétaire de son bien immobilier.

Pourquoi choisir d’être inscrit à l’encre rouge et de se voir interdit de prêt, alors qu’une solution bancaire le rachat de crédit FICP est réalisable ?

Le fonctionnement de la Banque de France :

Le dossier est d’abord étudié par la Banque de France (BDF), qui les accepte à 92 %. Si ce taux d’acceptation est élevé, c’est que la BDF n’est pas regardante sur ses propres règles. En effet, dans les textes édictés par eux-mêmes, ils précisent ne pouvoir intervenir que pour les personnes de bonne foi en stipulant qu’être de bonne foi, c’est ne pas avoir souscrit de crédit en en ayant dissimulé d’autres… Or tout le monde sait que pour souscrire une dizaine de crédits, il faut bien entendu « oublier » de déclarer les précédents à l’organisme de crédit qui, de toute façon, ne vous laisse l’espace que d’une ou deux lignes pour l’indication des crédits en cours.

Votre dossier est alors traité par la commission de votre département, qui choisit dans environ 80 % des cas une procédure de rééchelonnement classique des dettes. Dès lors, toute intervention d’un organisme financier est impossible pendant sa durée de validité. Aucun autre financement n’est possible. Or qui n’a pas besoin pendant ce laps de temps de changer d’électroménager ou de véhicule… Par ailleurs, les mensualités initiales sont réduites, en accord avec les créanciers, pendant le plan ; ensuite, ce sont à nouveau les mensualités « standards » qui sont appliquées…

Efficace ? Cela n’est pas si sûr, si l’on observe le nombre impressionnant de rechutes…

Dans le rapport 2010 de la Cour des Comptes intitulé « La lutte contre le surendettement des particuliers, une politique publique incomplète et insuffisamment pilotée ». La Cour des Comptes relève « des différences sensibles de pratiques non justifiées » entre les Commissions Départementales de Surendettement. Un dossier déposé à Chambéry a ainsi 10 fois plus de chances d’être accepté qu’à Nice, sans aucune raison justifiant cet écart.

En conclusion, mieux vaut éviter la Commission de Surendettement si l’on n’a pas encore tenté la solution du rachat de crédit FICP. D’autant que le dépôt d’un dossier en Commission de Surendettement empêche la souscription à tout nouveau crédit, y compris à un regroupement de ses crédits ! Mieux vaut donc ne le faire qu’en tout dernier recours.