Rachat du prêt à taux zéro (PTZ)

Dans le cadre d’une restructuration globale incluant les prêts immobiliers, on peut se demander si le rachat d’un prêt à taux zéro est, ou non, une bonne opération alors qu’un tel crédit ne génère pas d’intérêt ? La question peut paraître saugrenue, mais elle se pose bien souvent aux consommateurs désireux de réaliser un rachat de crédit global, en raison des garanties prises par les banques en contrepartie de l’octroi du prêt à taux zéro. A priori, les personnes désireuses de faire le rachat de tous leurs crédits en cours, immobilier et consommation confondus, n’ont pas forcément intérêt à faire le rachat de leur prêt à taux zéro s’ils en ont un. C’est une évidence sur un plan financier : on n’applique pas un taux d’intérêt sur une créance qui n’en fait aujourd’hui pas l’objet. Si le problème était aussi simple, ce serait bien !

Malheureusement, il y a souvent un problème quelque part et, en l’occurrence, il repose dans la prise de garantie d’un PTZ. En effet, en contrepartie de leur octroi, de nombreuses banques demandent une hypothèque conventionnelle sur le bien, même si le montant du PTZ est faible. Résultat : pour avoir le premier rang hypothécaire, elles demandent le rachat du prêt à taux zéro.

Il arrive cependant que certains prêteurs considèrent à la fois qu’un tel rachat est juridiquement et financièrement malvenu, de sorte qu’ils tentent de laisser le PTZ en place. Deux conditions sont généralement requises pour cela :

  • que le PTZ ait encore une durée de vie au moins supérieure à 9 ans ;
  • qu’il n’y ait pas un différé d’amortissement faisant exploser l’endettement avant la fin du nouveau prêt.