Rachat de crédits

Dans les années 1960, le chômage n’était pas aussi important qu’il ne l’est actuellement. Et c’est à cette période, qu’est apparu le crédit revolving. Ce nouveau crédit appelé aussi crédit permanent ou renouvelable, permettait alors à la population la moins riche, d’obtenir facilement un crédit pour acquérir des biens à la consommation.

C’est alors que les grands magasins, puis ensuite les sociétés de vente par correspondance, ont commercialisé rapidement ce nouveau produit de crédit, à savoir le rachats de crédits.

Si le crédit était facile à obtenir, il était en revanche fort coûteux et le montant de celui-ci se reconstituait au fur et à mesure de son remboursement.

Dans les années 1980, les banques généralistes deviennent concurrentes avec les établissements de crédits spécialisés puis, une dizaine d’années plus tard, ces mêmes établissements deviennent les filiales de ces banques. Le revolving ou crédit renouvelable (avec ou sans carte bancaire associée) est un produit à forte rentabilité pour les organismes qui le commercialisent, en raison de son taux d’intérêt élevé et des assurances de prêt proposées à des prix astronomiques. Son utilisation par les ménages demande un niveau avancé d’éducation financière, ce qui ne leur est pas à ce jour proposé.

Selon l'Observatoire des crédits aux ménages (OCM), le taux de détention des crédits s'établit à 47,6 % fin 2013, contre 48,6 % fin 2012. Le mouvement de repli, amorcé depuis 2009, s'est poursuivi en 2013, sous l'effet des incertitudes économiques qui touchent les Français. Le taux de détention recule moins fortement pour les crédits immobiliers que pour les crédits à la consommation.

En 2013, l'OCM enregistre aussi un nouveau recul du recours au crédit à la consommation : 26,6 % des ménages détenaient ce type de crédits à la fin de l'année 2013 (contre 27,6 % en 2012). C'est le point le plus bas constaté depuis 1989. Il résulte d'une conjoncture économique peu porteuse mais aussi de mesures réglementaires (loi Lagarde) qui continuent à produire leurs effets. Comme les années précédentes, les ménages recourent à ces crédits principalement pour financer des biens d'équipement de la maison, une automobile, une moto, ou payer des travaux d'amélioration du logement.

Avec 79 % de Français qui souhaitent devenir propriétaires et seulement 53 % qui le sont réellement, le marché du crédit immobilier voit donc son potentiel d’avenir intact. 46 % des Français envisagent l’acquisition d’un bien immobilier à plus ou moins long terme.

Outre les crédits immobiliers, l’analyse du modèle de développement du crédit à la consommation a permis à ce marché de se développer au cours des dernières années :

  • En s’appuyant d’abord sur les crédits proposés sur les lieux de vente (crédits automobiles, en magasin…). À noter qu’un crédit à la consommation sur deux est un crédit automobile ;
  • Sur les prêts personnels ;
  • Et enfin sur le crédit renouvelable

Avec l’apparition de la technologie de la carte bancaire, permettant de lui adjoindre une carte de crédit, toutes les banques de réseau préconisent avec insistance le crédit renouvelable – appelé avec beaucoup de pudeur « la réserve en cas de coup dur » – directement lié au compte bancaire ou à la carte bancaire associée.

Le produit de rachats de crédits n’apparaît qu’en fin de cycle de vie, au moment où le marché est mature et où les prêteurs « se battent » pour des parts de marché.

Dès les années 1980-1990, ce sont essentiellement des prêteurs allemands qui sont les premiers à proposer aux Français le rachats de crédits. Ainsi, la Credit Commerzbank et la Hamburghyp Hypothekenbank interviennent, uniquement pour les foyers propriétaires ou en accession à la propriété, sous forme de prêts hypothécaires.

En France, ce sont la banque RSGB (Royal Saint George Bank) et le CFCAL (Crédit Foncier Communal d’Alsace Lorraine) qui sont les pionniers financiers sur le marché du rachats de crédits.

Leurs produits sont alors commercialisés uniquement par les intermédiaires en opérations bancaires.